Recevoir une évaluation de l’expert de l’assurance que l’on juge insuffisante est une situation fréquente et frustrante. L’assuré n’est pourtant pas sans recours : plusieurs voies permettent de contester et de faire valoir son point de vue. Encore faut-il les connaître et les actionner avec méthode, sur une base technique solide. Cet article présente les recours en cas de désaccord avec l’expert de l’assurance, à titre d’information générale.

D’où vient le désaccord ?

Le désaccord porte souvent sur l’évaluation ou les causes. Il faut d’abord l’identifier précisément.

Le différend peut concerner le montant des dommages, jugé sous-estimé, les causes retenues, ou les conditions de prise en charge au regard du contrat. Identifier précisément l’objet du désaccord est la première étape, car les recours et arguments en dépendent.

La contre-expertise de l’assuré

La contre-expertise est un premier levier. Elle apporte une analyse technique du côté de l’assuré.

Faire réaliser une contre-expertise par un expert d’assuré indépendant permet d’opposer une évaluation technique à celle de l’expert de l’assurance. Cette analyse objective le désaccord et donne du poids à la position de l’assuré, comme l’explique notre article sur l’expert d’assuré.

La tierce expertise

La tierce expertise est souvent prévue au contrat. Elle vise à départager les deux expertises.

De nombreux contrats prévoient, en cas de désaccord, le recours à un troisième expert chargé de départager les évaluations divergentes. Les modalités, et notamment la prise en charge des frais, dépendent du contrat, auquel il convient de se reporter. C’est une voie classique de résolution du désaccord.

La médiation de l’assurance

La saisine du médiateur est une voie amiable. Elle intervient dans certaines conditions.

En cas de litige persistant avec l’assureur, l’assuré peut, dans les conditions prévues, saisir le médiateur de l’assurance, dispositif de résolution amiable des litiges. Cette démarche, gratuite pour l’assuré, peut permettre de trouver une solution sans procédure judiciaire. Ses conditions de saisine sont à vérifier.

L’action en justice

En dernier recours, une action en justice est possible. Elle se mène avec un conseil.

Si les voies amiables n’aboutissent pas, l’assuré peut faire valoir ses droits en justice, en s’appuyant sur son dossier, dont la contre-expertise. Compte tenu de la complexité, l’accompagnement par un conseil juridique est indispensable. Une expertise judiciaire peut alors être ordonnée par le juge.

L’importance de la preuve technique

La preuve technique est au coeur de tout recours. Elle objective le désaccord.

Quel que soit le recours, disposer d’une analyse technique solide, via une contre-expertise indépendante, est déterminant pour étayer sa position. Sans elle, l’assuré peine à contester l’évaluation de l’assurance sur une base objective, comme le rappelle notre article sur les types d’expertise.

L’intérêt d’un expert en bâtiment indépendant

Un expert indépendant apporte la contre-expertise au coeur des recours. Sa neutralité vis à vis de l’assureur est essentielle.

Il évalue les dommages de façon autonome, objective le désaccord, et étaye la position de l’assuré dans les différentes voies de recours. L’expert de Check my House intervient en toute indépendance, sans lien avec les compagnies. Pour une assistance, consultez nos conditions sur la page nos tarifs. Pour les recours et le volet juridique, rapprochez vous d’un conseil.

Laurent Hojan, expert en construction et bâtiment depuis huit ans et fondateur de Check my House. Cet article s’appuie sur l’expérience de terrain du cabinet et sur des sources publiques officielles, et ne constitue pas un conseil juridique.